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17
Déc
2016

Le magazine d'investigation Médor lance son 5e numéro au Recyclart. L'occasion de faire le bilan sur un an d'aventure entrepreneuriale.

Au quatrième numéro, Médor atteignait 3400 abonnés.

Le magazine d'investigation Médor lance son 5e numéro au Recyclart. L'occasion de faire le bilan sur un an d'aventure entrepreneuriale.

17 Déc
2016

Pour sa deuxième année, Médor veut fidéliser sa communauté

Il y a un an, Médor faisait une entrée fracassante dans la presse belge. Dans son premier numéro, on trouvait notamment l’enquête Mithra qui lui avait valu d’être interdit de parution pendant deux semaines. Un an après, Médor est toujours là et attaque sa seconde année avec confiance.

Mardi 13 décembre, Médor organisait le lancement de son cinquième numéro au Recyclart, à Bruxelles. Dans une ambiance festive, l’équipe du magazine accueillait lecteurs et curieux. L’enjeu : booster les abonnements en profitant des fêtes de fin d’année. Offre alléchante : pour tout nouvel abonnement, le dernier numéro était offert.

Envisager d’autres recettes que l’abonnement

Pour comprendre la situation économique de Médor, nous avons rencontré Tiffany Lasserre, co-fondatrice et responsable de la communication. A l’origine, l’équipe avait misé exclusivement sur la vente par abonnement, afin d’éviter les impressions inutiles et de mieux gérer leur stock. Mais la réalité les a vite rattrapés. Ils tablaient sur 3000 abonnés dès le premier numéro, mais seules 1700 personnes se sont finalement engagées dans un premier temps.

L’équipe a dû s’adapter à la situation et envisager d’autres sources de revenus. C’est finalement vers les libraires qu’ils se sont tournés, un secteur devant faire face à des difficultés similaires à celles de la presse écrite. Médor collabore principalement avec de petits libraires privés. Pour que tout le monde y trouve son compte, ils se sont accordés sur une marge de 30% que Médor leur cède. Une marge à mi-chemin entre celles de la presse (25%) et des livres (45%).

Conserver la communauté d’abonnés

L’abonnement reste le système le plus confortable puisqu’il permet d’anticiper les ventes, et donc les recettes. Au quatrième numéro, Médor atteignait 3400 abonnés. Ce succès a d’ailleurs permis à l’équipe d’augmenter les rémunérations des auteurs. Seulement, l’abonnement de ceux qui s’étaient engagés dès le premier numéro a pris fin et le magazine a observé une légère baisse, environ 400 fidèles en moins. L’objectif principal du lancement était donc d’encourager ceux dont l’abonnement vient de se terminer de poursuivre l’aventure.

En résumé, les bonnes résolutions de Médor pour 2017 seront d’engranger plus d’abonnés, plus de librairies partenaires et, pourquoi pas, de se développer sur un marché plus large, en visant notamment les Belges expatriés. “Nous avons trouvé un équilibre, une stabilité”, se rassure Tiffany Lasserre, “Nous sommes confiants pour la suite”.

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