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Mustii concert BSF
05
Août
2016

Mustii se produit ce soir au Brussels Summer Festival. Rencontre.

Mustii répond aux questions du BBB

Mustii se produit ce soir au Brussels Summer Festival. Rencontre.

05 Août
2016

INTERVIEW. Mustii, l’artiste multi-facettes

Musicien et acteur, Thomas Mustin alias Mustii est la révélation belge de l’année. Si son personnage sur scène et dans ses clips est plutôt « dark », le Thomas Mustin qui nous reçoit dans sa loge est rayonnant. Il se confie à nous.

À quelques heures de ton concert, comment tu te sens ?

Comme d’habitude, très stressé et nerveux !  Je n’ai pas beaucoup dormi la nuit passée mais c’est hyper excitant donc je ne vais pas me plaindre, c’est génial de jouer au BSF. Ce qui est amusant c’est que, comme j’habite à Bruxelles, beaucoup de mes proches vont venir  à mon concert ! J’ai l’impression que jouer devant dix proches est plus angoissant que de jouer devant 1000 inconnus.

Est-ce que tu peux me parler de ton parcours ? À la base tu n’es pas chanteur mais acteur.

J’ai fait des études de théâtre à l’IAD (Institut des Arts et Métiers). Je suis sorti en 2012 et je me suis tout de suite mis à jouer : j’ai tourné au théâtre, dans des séries et au cinéma,… En fait, le métier d’acteur c’était vraiment un rêve depuis que je suis tout petit. Maintenant la musique commence à prendre de plus en plus de place dans ma vie.

 D’où t’est venue cette envie de faire de la musique ?

Je baigne dans la musique depuis que je suis tout petit, mon père écoutait plein de vinyles. Mais c’est un peu par hasard que j’ai commencé à en faire. À la fin de mes études, je vivais avec quelqu’un qui avait des synthés et j’ai commencé à y chipoter, à structurer des chansons, composer des refrains. J’ai amassé un certain nombre de démos et je me suis dit qu’il fallait en faire quelque chose, trouver des musiciens,… Je me rendais compte que j’avais des trucs à dire.

Tu dis que tu baignes dans la musique depuis que tu es tout petit, quelles sont tes influences musicales ?

Mon père écoutait les Rolling Stones, Deep Purple, Black Sabbath, du bon gros rock quoi ! Puis je me suis orienté vers la new wave des années 80, l’électro pop. J’aime aussi les icônes, Grace Jones, David Bowie, Bryan Ferry,… Dès qu’il y a une espèce d’identité, un rapport entre l’image et la musique, ça me fascine. Je trouve que c’est une culture très anglo-saxonne et j’ai l’impression que ça commence à naître un peu en Belgique, avoir des individus auxquels on peut s’identifier. J’aime bien les contrastes et ne pas rester seulement dans un style, les musiques les plus intéressantes sont les musiques hybrides, là où les genres se croisent. Bowie est un exemple énorme pour ça, il a traversé tous les styles et les a confrontés.

Tu évoques cette culture anglo-saxonne, ta langue maternelle c’est le français mais pourtant tu chantes en anglais.

Je pense que c’est une langue beaucoup plus adaptée à la musique que je compose, j’aime la malaxer. Je crois que le français ne résonnerait pas du tout de la même manière.

Pour ceux qui ne te connaitraient pas encore, comment tu qualifierais ta musique ?

Je dirais que c’est une musique assez contrastée avec des textes sombres qui parlent de solitude et d’angoisses qu’on peut avoir à l’adolescence. On retrouve aussi  des musiques qui peuvent être plus énergiques, plus pop et légères, j’aime bien contraster les deux. J’ai du mal à mettre une étiquette à ma musique, on utilise souvent le terme « ’électro pop » pour la caractériser. C’est vrai qu’il y a de l’électro, de la pop mais y’a aussi des touches rock, je dirais que c’est de la pop contrastée. En fait, il faut venir voir un concert pour se rendre compte !

Récemment, tu as sorti « Safety Zone »,  un live session tourné dans une église. Tu comptes en faire d’autres ?

J’ai vraiment adoré cette expérience, je crois qu’Elvin (le claviériste) et moi étions vraiment portés par ce lieu. D’ailleurs les lieux de culte m’inspirent vraiment, que ce soit les églises, les mosquées, les temples… Ca me plairait de refaire cette expérience ! On y réfléchit.

Sur scène, tu es une vraie pile électrique ! Tu sautes partout, tu vas chercher le public, d’où te vient cette énergie ?

C’est un peu bateau de dire ça mais je crois que c’est grâce au public. J’essaie de vraiment prendre conscience de tout ce qui se passe en live et c’est ça qui me nourrit. Pour moi, c’est là où il faut tout prouver, où on ne peut pas tricher. Se nourrir de chaque moment, vivre l’instant présent avec tout le monde, c’est là que l’énergie peut naître… Et un petit verre de vin blanc, ça aide aussi !

Tu es en pleine tournée des festivals, tu prépares aussi la sortie de ton premier album pour le début de l’année  et tu as également des projets au cinéma. Pour le moment tu arrives à concilier tes deux passions mais si tu devais choisir, tu te tournerais plutôt vers la musique ou le cinéma ?

C’est vraiment compliqué comme question ! Quand je commence un tournage, je sais qu’à un moment dans ma tête la musique va revenir, l’envie de musique va renaître, et vice versa : si je suis en studio depuis un certain temps je vais penser au tournage. Après, il faut vivre chaque chose intensément mais c’est  sûr que quand je fais trop longtemps une chose, il  y a des envies qui reviennent mais c’est chouette et vraiment passionnant de jongler avec ça.

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One Response to “INTERVIEW. Mustii, l’artiste multi-facettes”

  1. […] 1er soir promet de bons moments, notamment avec le concert de la révélation belge de l’année, Mustii. Il nous a reçus quelques heures avant de monter sur scène, pas très à […]

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