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Ali, vendeur de roses pakistanais.
29
Juil
2015

Enquête sur le business peu florissant de la vente de roses à la sauvette à travers le portrait d'Ali, un Pakistanais récemment arrivé en Europe.

Ali, chargé de ses roses et de ses chapeaux, en mouvement incessant dans les rues de Bruxelles jusqu'au petit matin.

Enquête sur le business peu florissant de la vente de roses à la sauvette à travers le portrait d'Ali, un Pakistanais récemment arrivé en Europe.

29 Juil
2015

La réalité épineuse des vendeurs de roses pakistanais

À la tombée de la nuit, au détour d’un restaurant ou depuis la terrasse d’un bar, nous avons tous déjà croisé ces silhouettes familières. L’air dépité, un bouquet défraîchi sous le bras, les vendeurs de roses déambulent dans nos rues sans attirer la moindre attention. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Comment vivent-ils ? Sont-ils à la solde d’exploiteurs ou travaillent-ils pour leur compte personnel ? Autant de questions que l’on se pose rarement, face auxquelles les autorités elles-mêmes sont démunies. Nous sommes partis à la recherche de réponses… 

Fixée sur le mur de la chambre, une horloge traditionnelle gravée d’inscriptions ourdoues indique qu’il est 11 heures. Ali borde soigneusement son lit d’une couverture moite et délavée avant de faire réchauffer le reste d’un café préparé la veille. Dans cette petite pièce obscure d’environ 15 m² située sous les combles d’un appartement molenbeekois, difficile de ne pas être distrait par les roucoulades incessantes des pigeons batifolant au-dessus de nos têtes.

Ce matin-là, Ali a rendez-vous avec Hammad, un ami, pour récupérer son stock de roses. Ils prévoient tous les deux de se rendre au carnaval de Binche dès le lendemain, l’occasion de faire du « good money », comme ils disent. Pour la marchandise, ils s’arrangent entre eux. Aujourd’hui, Hammad s’est chargé de l’approvisionnement. Cette marchandise, c’est au marché matinal de Bruxelles qu’ils la dénichent. En face du canal, non loin de la gare du Nord et du quartier schaerbeekois se trouve « Mabru », le marché de gros de la capitale. Il est 4 heures du matin quand ces halles gigantesques ouvrent leurs portes. Dans l’agitation générale, fournisseurs et commerçants s’attellent déjà à leurs tâches respectives : déchargement des camions, remorquage des cargaisons, mise en place des étalages. Le bâtiment B, un hangar d’une superficie incommensurable, regroupe les grossistes en fleurs venus pour la plupart de Belgique, de Hollande et du Maghreb.

Au fond de l’entrepôt, Nordine possède tout un étalage de fleurs. C’est chez lui que viennent se fournir les Pakistanais plusieurs fois par semaine. Originaire de Tunisie, il travaille ici depuis une dizaine d’années et affirme les côtoyer régulièrement : « Le plus souvent, ils arrivent dès l’ouverture des entrepôts, à 4 heures. Ils veulent être les premiers pour pouvoir récupérer les roses un peu défraîchies qu’on vend à prix cassé. » Venues de Hollande, les roses exposées sur le stand affichent en effet des prix très démocratiques. Entre 30 et 60 centimes le bouquet de vingt, le bénéfice des vendeurs pakistanais devient intéressant. Dans les rues, ils revendent une rose pour 2 euros, celle-ci ne leur ayant coûté initialement que deux centimes en moyenne. Un business somme toute avantageux et astucieusement goupillé. En plus de quelques chapeaux à paillettes et autres bibelots attrape-touristes dégotés chez les grossistes chinois de la gare du Midi, les voici munis de leurs sacs de roses prêts à battre le pavé bruxellois.

Mabru, le marché grossiste bruxellois situé entre Laeken et Schaerbeek.

Mabru, le marché grossiste bruxellois situé entre Laeken et Schaerbeek.

Molenbeek, point de chute de la communauté

Ali profite des quelques heures qui lui restent avant de commencer sa tournée des fleurs. C’est à la terrasse d’un café, au cœur de son quartier, qu’il retrouve des visages familiers avec lesquels il discute « business ». Aux pieds de ses acolytes sont déjà disposés les énormes sacs remplis de bouquets de roses qu’ils se partageront avant de commencer leur baguenaude. Il est 17 heures, le temps pour Ali de se diriger vers le centre-ville, un bouquet de fleurs dans une main et une pile de chapeaux dans l’autre. Sourire discret et démarche hésitante, il accoste les premiers couples d’amoureux qu’il rencontre sur son passage. Certains dédaignent sèchement quand d’autres détournent leur regard en exprimant un léger malaise. Après avoir arpenté les rues avoisinant la Grand-place pendant plusieurs heures, Ali rentrera chez lui avec, en poche, pas plus d’une dizaine d’euros et une marchandise à peine écoulée.

Rares sont ceux qui n’ont jamais croisé le chemin de ces vendeurs pakistanais. Ils sillonnent chaque soir les quartiers touristiques, branchés et fêtards. Ils se penchent furtivement à la table d’un restaurant ou devant l’entrée d’une boîte de nuit, tentent de soutirer quelques euros en bredouillant un français médiocre. La réaction la plus commune lorsque nous les croisons au détour d’une ruelle est souvent un hochement négatif de la tête ponctué d’un formel « Non, merci ». Quand bien même certains finissent par céder à la quémande, ce ne sont que les quelques centimes laissés au fond d’une poche qu’ils consentent à échanger contre une rose terne et sans parfum. Dans l’indifférence générale, ils arpentent les ruelles bruxelloises jusqu’au petit matin. Dans les restaurants et sur les terrasses des bars, on laisse faire. La plupart des patrons de cafés bruxellois ne prennent plus la peine de les chasser. « À quoi bon ? », me demandent-ils. « On ne va pas s’amuser à les foutre à la porte à chaque fois qu’ils viennent vendre leurs bouquets de fleurs ! »

Ils finissent donc par passer inaperçus, jusqu’à devenir quasiment invisibles auprès des restaurateurs. Mais certains serveurs, comme Luce du Café Central, situé dans le quartier de Saint-Géry, tentent de se familiariser avec eux. « Entre 18 heures et 22 heures, ils vadrouillent autour des restaurants vers la rue des Bouchers, le Sablon et le quartier Sainte-Catherine. C’est plus tard qu’ils commencent à faire la tournée des bars. On a beau les voir tous les soirs depuis des années, on ne connaît pas grand-chose de leur quotidien. Ça nous arrive de leur payer un verre pour qu’ils se posent cinq minutes et qu’on puisse bavarder un peu. Le problème, c’est qu’il est très difficile de communiquer avec eux. La plupart ne parlent pas un mot de français et ont un niveau d’anglais très approximatif. »

Au coeur du quartier St Géry, à Bruxelles, les pakistanais font leur tournée des roses sans être interpellés par les restaurateurs.

Au cœur du quartier Saint-Géry, à Bruxelles, les Pakistanais font leur tournée des roses sans être chassés par les restaurateurs ou les barmans.

Pour Fatim, restaurateur marocain de la rue des Bouchers, le contact semble plus facile. Posté devant la porte de son restaurant où il amadoue les touristes avec le menu du jour, il côtoie régulièrement les vendeurs de roses. « Oui, je les connais bien, j’ai déjà discuté avec certains d’entre eux. À part quelques gitans, j’ai remarqué qu’ils étaient tous Pakistanais. Ils sont beaucoup moins intégrés que les autres communautés donc, automatiquement, ils vendent des fleurs parce qu’ils n’ont que ça à faire. C’est la misère, mais ils tentent de s’en sortir comme ils peuvent. »

Quelques jours plus tard, je retrouve Ali, de son vrai nom Raouf Mohammad. « Ali » n’est que le surnom qu’ils se donnent entre eux, comme par souci de se fondre dans une masse identitaire imprécise. Devant l’étalage de légumes d’une échoppe du quartier, Ali rempli un sac de piments verts et de quelques gousses d’ail. Il ressort de l’épicerie en rapportant le même sac enrichi d’une bouteille de coca-cola et d’un bidon d’huile. En passant les portes de son appartement situé à deux pas du Centre islamique pakistanais de Molenbeek, il croise des voisins de palier, tous originaires du même pays. Tout en montant les escaliers, je croise des regards interrogateurs, presque stupéfaits de me voir aux côtés d’Ali. Sans comprendre la moindre parole qu’ils s’échangent, je décèle néanmoins un certain ton de taquinerie. Après avoir grimpé les six étages menant à sa petite chambrette, Ali s’attelle à la préparation du déjeuner qui constituera son unique repas de la journée. Il frappe à la porte jouxtant son appartement pour emprunter à son voisin quelques pincées d’harissa, indispensables à la confection de son poulet.

« No security, no work »

Ali, dans sa cuisine en train de préparer une de ses spécialités : le poulet harissa.

Ali, concoctant l’une de ses spécialités, le poulet harissa.

Tout en préparant les chapatis, sorte de petites galettes traditionnelles indo-pakistanaises, Ali me raconte son histoire. Originaire d’Islamabad, la capitale du Pakistan, il est arrivé à Bruxelles voici maintenant six mois. Âgé de 47 ans, il se dit célibataire et sans enfant. N’ayant jamais fait d’études et sans aucun diplôme en poche, il décide de rejoindre l’Europe et passe par l’Italie avant d’atterrir en terres bruxelloises. « Quand j’étais encore au pays, on me disait qu’il était facile de trouver du travail chez vous, en Europe. On peut gagner beaucoup d’argent et en envoyer une partie à nos familles. Au Pakistan, il y a beaucoup de problèmes. La guerre, le terrorisme… No security ! Et puis c’est impossible de trouver du travail. No work ! On doit toujours faire attention, se cacher et rester enfermés à la maison. J’ai beaucoup d’amis et de cousins qui sont partis en Europe pour chercher de l’argent. Alors, moi aussi, j’ai voulu tenter ma chance ! »

Une fois à Bruxelles et par le biais du bouche-à-oreille, Ali n’a d’autre choix que de se lancer dans le business peu florissant de la vente de roses. Un passage visiblement inévitable avant de pouvoir espérer être embauché dans un night shop ou dans la cuisine d’un restaurant. « Les fleurs ? Ce n’est pas un bon business. Seulement 30 à 50 euros par semaine. » À la fin du mois, le pécule est loin d’être juteux.

Bien que peu lucratif, ce commerce lui offre l’avantage d’une certaine autonomie. « On fait ça entre nous, entre Pakistanais, sans que personne nous fasse de problèmes. Il n’y a pas de patron ni d’organisation stricte et les policiers sont très gentils avec nous. On est libres de gérer notre propre business, de travailler quand on veut et où on veut. » Grâce à ce médiocre gagne-pain, Ali est néanmoins parvenu à trouver un logement à Molenbeek, point de chute de la communauté pakistanaise à Bruxelles. En échange d’un loyer de 400 euros par mois, il cohabite avec deux autres compatriotes.

Tous les trois se retrouvent entassés dans cette piaule aride à l’odeur de renfermé où l’humidité craquelle la peinture des cloisons. Autour de la table sont disposés les lits fabriqués de planches de bois et de bâches plastifiées. Une porte coulissante rafistolée de morceaux de scotch sépare la pièce principale d’un petit cagibi où un lavabo entartré, un pommeau de douche rouillé et une toilette dont la cuvette est dévissée font office de salle de bain. Le minimum vital pour ces immigrés pakistanais venus chercher en Europe la paix devenue inexistante dans leur pays. En arrivant, ils sont prêts à accepter le moindre petit boulot au noir pour pouvoir survivre à un quotidien peu radieux. Ayant longtemps rêvé d’une Europe riche et paisible, ils aspirent à trouver un travail qui leur rapportera de quoi soutenir leurs familles, restées au Pakistan. « Je préfère abandonner ma famille et être ici que de vivre dans l’horreur du Pakistan », me confie Ali.

Longtemps réservée à la communauté Rom puis aux immigrés venus du Maghreb, la vente de fleurs à la sauvette est devenue la spécialité des populations indo-pakistanaises. Fuyant la misère et l’horreur de leurs pays, ils s’installent dans les grandes villes d’Europe dans l’espoir de se construire un nouvel avenir plus prospère. Les perspectives de travail restant très limitées, la seule échappatoire possible est d’intégrer le vaste réseau du marché noir. Loin des filières de contrebande ou de celles de la criminalité organisée, la vente de roses à la petite semaine se révèle être un moyen de survie avant de constituer un business à part entière. Bien qu’illégal, ce commerce est quasiment ignoré des autorités. Dans le secteur de la vente sur la voie publique, une procédure très réglementée prévoit pourtant l’obligation pour les immigrés d’être régularisés et de détenir une carte de marchand ambulant délivrée par la ville de Bruxelles. Cependant, les contrôles sont loin d’être fréquents.

“Ça nous dépasse, que voulez-vous qu’on fasse ?”

Même chez les fleuristes, on ne s’inquiète pas trop de la concurrence. Pour l’Union royale des fleuristes de Belgique, il n’y a pas lieu de déposer plainte : « Ce n’est pas grave du tout. On ne considère pas ça comme de la concurrence déloyale. Un fleuriste ne va pas perdre de l’argent parce qu’il y a quelques Pakistanais qui vendent des roses dans les restaurants et les discothèques. » Selon les autorités, aucune enquête réellement approfondie n’a été réalisée sur ces immigrés vendeurs de roses. Pour le commissaire Jean-Paul Dreze, en poste au commissariat central de Bruxelles, la raison est simple : « En soi, le délit n’est pas énorme. Ils exercent leur commerce très discrètement sans déranger personne. Si encore il y avait des plaintes ou qu’il existait une concurrence éventuelle, là on interviendrait car c’est notre boulot. Mais actuellement, ce n’est clairement pas une priorité sur le plan zonal de sécurité. Nos agents sont également peu sensibilisés au problème et ne sont pas vraiment au courant de la situation de ces gens-là. C’est donc, à mon avis, la raison pour laquelle ils ont souvent tendance à fermer les yeux. »

Le large stand de roses du marché matinal de Bruxelles.

Au marché matinal de Bruxelles, des bouquets de roses à prix cassés, entre 38 et 58 centimes le bouquet de vingt roses.

Au commissariat de police des Marolles, le commissaire Duchamp estime que ce business ne rapporte pas assez pour intéresser une forme de réseau organisé. « Ce n’est pas comme les immigrés d’Afrique noire qui vendent des DVD ou des cigarettes de contrebande. Dans l’absolu, ils ne font rien de mal. Cela dit, ils sont tout de même dans l’illégalité et sont donc censés être contrôlés. Mais pour être tout à fait honnête, si on les interpelle, c’est lors d’un dimanche après-midi bien calme où l’on n’a rien d’autre à faire. Ce n’est vraiment pas une priorité. » A priori donc, aucune trace de réseau organisé autour de cette vente de roses en catimini. Toutefois, le peu d’intérêt que les autorités portent à ce phénomène me laisse perplexe. Se sont-elles suffisamment penchées sur la question pour garantir formellement cette absence de filières ? « Les rares fois où l’on a essayé de leur poser des questions, ils se sont révélés très peu loquaces. Déjà pour les comprendre, il faut y aller ! Et puis ils vous diront toujours qu’ils font ce business de roses de leur plein gré. Ce n’est pas leur genre de collaborer », poursuit le commissaire Duchamp. Pour les malchanceux qui se font tout de même contrôler au hasard, la procédure est expéditive. Après s’être fait saisir sa marchandise, le petit vendeur de roses peut paisiblement rebrousser chemin, un procès-verbal en poche dont il ne tardera pas de se débarrasser. « De toute façon, ce sont toujours les mêmes ! » affirme l’inspecteur Serge Borlée, du commissariat central. « Quand on met des PV, on constate qu’ils viennent de Molenbeek et qu’ils vivent tous plus ou moins à la même adresse. En plus, ils sont pratiquement tous en cours de régularisation. C’est un peu le chien qui essaye désespérément d’attraper sa queue. Ça nous dépasse, que voulez-vous qu’on fasse ? »

C’est dans le fond d’une poche de son vieux blouson qu’Ali garde précieusement le seul document « d’identité » qu’il possède. Un simple bout de papier attestant qu’il a effectué une demande de régularisation. Ce document officiel (un article 9 bis) lui a été délivré par l’Office des Étrangers (OE) dans l’attente d’une autorisation de séjour temporaire ou définitive. Selon l’inspecteur Borlée, 94% des vendeurs de roses pakistanais interpellés lors de certaines interventions sont en procédure de demande d’asile. « En possession de ce simple document, ils sont en situation irrégulière mais pas dans l’illégalité totale. En revanche, s’ils n’ont aucun papier, on est censés contacter l’Office pour qu’un ordre de quitter le territoire leur soit adressé. »

Procédures de régularisation interminables, administration nébuleuse, les policiers interrogés ne cachent pas qu’il devient de plus en plus vain d’effectuer de telles démarches. Selon les statistiques de l’Office des Étrangers, seuls 4% des demandes de régularisation reçoivent un avis favorable à la condition d’avoir un dossier en béton, ce qui est loin d’être le cas des Pakistanais le plus souvent. Dès lors, ils attendent indéfiniment d’obtenir des papiers en règle et finissent invariablement par devoir retourner au Pakistan. Puis, comme le confirme le commissaire Duchamp, le document leur intimant l’ordre de quitter la Belgique se retrouve fréquemment chiffonné dans la corbeille de l’accueil du commissariat. « Ils ne tiennent pas compte de l’expulsion. Ils restent là, quel que soit le prix à payer. »

Ali affirme cependant avec certitude que d’ici quelques mois, il recevra des papiers en bonne et due forme qui lui permettront d’être embauché dans un night shop et de gagner un salaire plus confortable. Comme la majorité des Pakistanais dans son cas, Ali se berce d’illusions. Ses chances de se voir un jour régularisé sont particulièrement minces, sinon nulles. Il continue pourtant à y croire en aspirant à des lendemains meilleurs. Je le quitte. Ali me salue depuis le trottoir de son appartement, le regard débordant d’espoir…

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One Response to “La réalité épineuse des vendeurs de roses pakistanais”

  1. marc.sinnaeve@galilee.be' Marc Sinnaeve dit :

    Passionnante plongée dans ce monde “oublié”. Pas à l’eau de rose du tout, pour le coup. Bravo.

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