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Klô Pelgag
19
Août
2015

La nouvelle fiancée du Québec se produira au Brussels Summer Festival mercredi 19 août. Rencontre.

La nouvelle fiancée du Québec se produira au Brussels Summer Festival mercredi 19 août. Rencontre.

19 Août
2015

Interview : la discrète exubérance de Klô Pelgag

Elle en a gagné des prix au Québec depuis 2011 : célébration de la langue française, révélation de l’année, artiste de l’année, album pop de l’année… la liste est encore longue. Chloé Pelletier-Gagnon, ou Klô Pelgag de son imprononçable nom de scène, joue avec les mots et les accroche à son piano. Tantôt squelette, tantôt marin moustachu, elle cultive l’art du mystère comme celui du déguisement. Son laboratoire artistique, elle l’a établi à Rivière-Ouelle, une petite municipalité au Nord-Est de Québec, bordée par le Saint-Laurent. C’est là qu’est né en 2014 un premier album, « L’Alchimie des Monstres », salué par la critique. La voilà qui entre dans l’espace presse du BSF dont les effluves houblonnées témoignent des excès de la veille. Pas un problème pour la belle aux lunettes disco et aux imprimés animaliers.  Si le look est bariolé, elle est désarmante de simplicité. 

Ce n’est pas ta première rencontre avec Bruxelles…

Non, c’est la troisième ou quatrième fois que je suis en Belgique. Nous sommes chaque fois de passage, donc j’ai rarement le temps de rester plusieurs jours. Mais c’est vraiment une ville qu’on aime et qui nous laisse de très bons souvenirs festifs : au Moeder lambic, au Delirium… On a visité des musées aussi, comme le musée Magritte.

Pour les spectateurs qui ne te connaissent pas encore, comment décrirais-tu ton univers ?

Poétique, libre et… indéfinissable aussi, car je n’aime pas beaucoup définir ce que je fais. J’aime laisser place à l’interprétation des gens. Personnellement, je n’ai pas besoin de mettre des mots sur ce que je fais. Même si on me compare à Iron Maiden (même si ça n’a rien à voir avec mon style), ça ne me dérangera pas. Les gens voient ce qu’ils voient. C’est très personnel et ce n’est pas forcément le même aspect de ton travail qui ressort chez tout le monde. Personnellement, j’aime les artistes libres, créatifs, qui essayent des choses…

Qui t’a donné envie de te lancer dans la musique ?

Ce n’est pas forcément un musicien en particulier. J’ai fait de la musique parce que j’en avais besoin. Mes parents ont acheté un piano… peut-être que c’est un peu de leur faute !

Tu as commencé très jeune…

Oui, dès l’âge de 4 ans j’ai pris des cours classiques. Puis par après, j’ai tout recommencé depuis le début parce qu’aujourd’hui, je n’écris pas la musique sur des partitions. Je suis plutôt sensible, instinctive : c’est comme ça que je conçois ma musique.

Klô Pelgag déguisée en marin

Teaser du clip “Comme des rames” (You Tube)

Tu apportes un soin tout particulier à tes clips. On pourrait presque penser que tu accordes autant d’importance au visuel qu’à l’aspect musical.

Moi j’aime ça de faire des clips. Ce n’est peut-être plus aussi important qu’avant. Dans les années 80, c’était nouveau. Ce n’est plus vraiment neuf aujourd’hui, mais je trouve que ça donne une deuxième vie à une chanson.  Après, ça dépend du réalisateur avec qui je travaille : de ce qu’il veut apporter, de ce que moi je veux apporter à la chanson. C’est un échange.

Tu tournes en Europe, en Amérique… et tu es même allée jusqu’en Chine. Comment gères-tu ce succès si jeune ?

Ben, tu sais je ne me trouve pas si jeune. Si j’avais 17 ans, ce serait différent. Mais là, j’ai 25 ans et je suis juste contente de pouvoir vivre de ma musique, de pouvoir établir ma vie autour d’elle. Ça fait partie de ma vie et je le gère bien ! Parfois, je suis un peu fatiguée de voyager, alors je prends des pauses. Mais, pour des représentations comme aujourd’hui, on est parti juste une semaine, alors j’aime beaucoup ça. Ce qui est plus difficile, c’est d’être loin des gens qu’on aime quand on part pour deux mois ou plus. Mais de manière générale, je suis vraiment chanceuse !

Et que fait Klô quand elle ne fait pas de musique ?

Ah ben je sais pas… Je pense à ma musique. J’essaye d’écrire. J’écris en ce moment un projet que je prépare pour l’automne 2016. Je ne sais pas encore bien le définir, mais ce sera dans la continuité de ce que j’ai fait jusqu’à présent.

Sinon, quand je ne fais pas de musique, je fais à manger, c’est fun. Je m’amuse aussi. Mais je n’ai pas un super hobby impressionnant. Championne d’échecs ce serait cool ! Mais je ne sais pas jouer aux échecs…

Et que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Plaisir, bonheur, sommeil, courage. Et j’aimerais apprendre à coudre. Tu peux me souhaiter d’être bonne pour m’occuper des plantes…. Oh et j’aimerais avoir une équipe de baseball ! Je trouve ça vraiment drôle le baseball, drôle et ridicule. J’aimerais en faire !

 

 

Propos recueillis par A. Dg.

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