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La Ferme Colyn base sa production sur le bonheur de ses vaches.
07
Déc
2016

Face à la crise du lait, certains agriculteurs ont décidé d'établir des accords avec des laiteries. Rencontre avec Joseph Colyn, partenaire de Herve Société.

La Ferme Colyn, exploitation agricole du Pays de Herve, se spécialise dans la production de lait, de beurre et de fromage.

Face à la crise du lait, certains agriculteurs ont décidé d'établir des accords avec des laiteries. Rencontre avec Joseph Colyn, partenaire de Herve Société.

07 Déc
2016

Des vaches heureuses, une solution à la crise du lait

L’industrie du lait est en crise. Depuis plusieurs années, les coups durs se succèdent les uns après les autres et les manifestations se multiplient. Actuellement, le litre de lait se vend sur le marché autour de 0,24€. Un bilan bien maigre pour un agriculteur. Pour lutter contre les difficultés financières rencontrées, la ferme Colyn, petite exploitation du pays de Herve, se démène pour trouver des solutions durables à son activité.

“Une assurance pour nous et pour eux”

Ces récentes incertitudes sur le marché des produits laitiers ont poussé Joseph Colyn, soutenu par ses deux fils, à se lancer dans une filière : « Marguerite Happy Cow ». “C’est une filière qui a été créée par un fabricant de fromages du coin : Herve Société. Tout notre lait va chez lui. On a une plus-value au litre de lait”, explique l’agriculteur. Avec ce partenariat, Joseph Colyn reçoit une prime de 0,06€, qui varie au rythme du prix du lait sur le marché. Ce qui lui permet de vendre son lait au prix de 0,30€/litre. “C’est une assurance pour nous et pour eux d’avoir toujours du lait de qualité”, assure Joseph Colyn.

Une garantie… mais aussi des contraintes

Si cet accord semble, à première vue, lucratif pour le producteur, une série de critères doit cependant être respectée afin que le lait soit toujours d’une excellente qualité.

  • Un minimum de 180 jours de pâtures/an pour chaque vache ;
  • Surface d’un hectare/vache ;
  • Trois congénères pour la vache ;
  • Vaches nourries de minimum 70% d’herbe et de compléments 100% végétaux, garantis sans OGM et produits localement ;
  • Exploitation à taille humaine ;
  • Approvisionnement local ;

Comme le dit l’adage, « une vache heureuse produit un meilleur lait ». Toutes ces contraintes ont donc été mises en place afin de leur permettre de produire leur lait en toute sérénité.

Un éternel optimiste

Joseph Colyn est bien conscient d’exercer une profession difficile. Néanmoins, cet homme humble voit la vie faite de hauts et de bas et reste par-dessus tout confiant pour l’avenir. « Moi, je suis un optimiste. Il n’y a peut-être pas de place pour tout le monde, mais je crois qu’il y a encore de la place pour l’agriculture. À refaire, j’aurais fait la même chose. » Il n’a pas non plus hésité au moment de lancer ses enfants pour reprendre la production familiale : « J’ai mes deux fils qui sont avec moi. Je ne les ai pas découragés. »

Produire bio, une voie exigeante

Une solution durable pourrait être la production de lait biologique, qui se monnaie presque deux fois plus cher dans les laiteries. Cependant, Joseph Colyn détaille toutes les difficultés au passage vers le label « bio » : « Il y a beaucoup de personnes qui sont en reconversion et qui ont décidé de passer au bio mais ils doivent tout faire comme un bio, pendant deux ans, avant de recevoir le label. » Ces contraintes sont visiblement trop importantes pour l’agriculteur. « Dans le coin, il y a beaucoup de jeunes fermiers et donc peu d’ouverture. Il y aurait trop de contraintes comme par exemple, une certaine étendue de pâtures, que nous ne possédons pas. »

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