Montage photo d'une yourte sur la place Flagey
05
Fév
2016

Les bâches décoratives de la Grand-Place retrouvent une seconde vie grâce au projet du collectif d'étudiants architectes Baya.

Montage photo pour le projet de yourte du collectif Baya - Crédit photo : Collectif Baya

Les bâches décoratives de la Grand-Place retrouvent une seconde vie grâce au projet du collectif d'étudiants architectes Baya.

05 Fév
2016

Des yourtes aux allures de la Grand-Place

Une yourte sur la place Flagey : un projet inimaginable, il y a quelques mois encore, est à présent réalisable grâce à l’initiative de la ville de Bruxelles et à la créativité des futurs architectes du collectif Baya. Début septembre, l’Échevin de l’Urbanisme et du Patrimoine de la ville de Bruxelles, Geoffroy Coomans de Brachène lançait un appel à projet en vue de recycler les bâches qui protégeaient les bâtiments de la Grand-Place durant leur rénovation. Elles ont maintenant trouvé de nouveaux propriétaires et une future vie plutôt exotique.

Le réemploi et l’auto-construction sont les deux maîtres-mots du collectif d’étudiants architectes Baya. C’est donc tout naturellement que l’ASBL s’est présentée à l’appel à projet « Que faire des bâches décoratives des façades 1 à 7 de la Grand-Place », organisé par la ville de Bruxelles (département urbanisme et patrimoine). Enthousiastes à l’idée de travailler avec des acteurs publics et notamment avec la ville de Bruxelles, les étudiants n’ont pas hésité à saisir cette opportunité.

Schéma d'une yourte

Plan d’une yourte réalisée par le collectif Baya – Crédit Photo : Collectif Baya

Le collectif Baya s’est illustré avec cette idée des plus originales de transformer les bâches décoratives en yourtes. « On avait en tête une structure qui puisse être à la fois transportable et facile à monter. C’est dans cette logique que l’idée des yourtes s’est présentée puisque c’est un habitat nomade », explique Louis Desmartin, membre du collectif Baya. Les étudiants ont récupéré ce lundi l’équivalent de 400 m2 de bâches. « La bâche est d’excellente qualité, c’est donc vraiment l’occasion pour nous de réaliser des expérimentations architecturales intéressantes », poursuit-il.

Réemploi et récupération

Bien qu’inspirée de la structure traditionnelle, la yourte des étudiants sera néanmoins réadaptée à une source plus contemporaine. Fidèle au concept du réemploi, le collectif souhaite également que tous les matériaux servant à la construction des yourtes soient issus de la récupération. « On veut réellement mettre en avant la transparence du processus de construction. Que les gens puissent facilement deviner que le produit fini est composé de différents matériaux de récupération », nous confie Louis Desmartin.

“Ça nous fait donc un beau matériau, un beau jouet sur lequel on va pouvoir s’amuser.” – Louis Desmartin

Pour l’instant, aucune date précise du début des constructions n’est fixée. Les étudiants doivent encore rassembler le reste des matériaux et trouver un endroit où construire les yourtes. Mais le processus suivi par le collectif reste à chaque fois le même : « Quand on fait des constructions de tout type, on procède par workshop, c’est-à-dire des ateliers d’une journée », précise l’étudiant en dernière année d’architecture.

Dans un premier temps, un workshop de conception est mis en place où les étudiants dessinent les plans et réfléchissent ensemble aux meilleures solutions constructives. S’en suit alors la phase plus technique de la construction à proprement dit. « On se documente beaucoup, mais on se base également sur les apprentissages techniques appris à l’école ou en stage », explique Louis Desmartin. « On échange aussi beaucoup entre nous nos connaissances et nos savoirs. L’idée principale étant de co-concevoir, co-construire et cogérer. »

Ainsi c’est une méthode participative qui est privilégiée par le collectif. Chacun s’investit selon son niveau d’expérience et ses compétences. La devise des étudiants est donc de faire valoir le collectif enrichit des savoir-faire de chacun.

Des structures ouvertes aux associations

Les futures yourtes seront mises gratuitement à disposition du milieu associatif non-marchand. Elles pourront notamment servir d’espace d’accueil, d’information, de repos ou de spectacle. « Pour le moment, on n’a pas encore de contact concret avec des associations précises », ajoute Morgane Bigonnet, également membre du collectif Baya. Il est effectivement difficile pour les étudiants de proposer les yourtes aux différentes associations ne sachant pas quels seront leurs dimensions et leur poids exacts. « La phase de proposition et de distribution se fera assez facilement dès que les yourtes seront construites. C’est un projet original mais c’est avant tout, un outil très interactif qui peut accueillir des évènements de toute sorte », conclut-elle.

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