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A Sars-la-Buissière, on se réinsère dans la vie professionnelle grâce au travail de la terre.
09
Déc
2016

A Sars-La-Buissière, la ferme de Forestaille aide les demandeurs d’emploi par la vente de fruits et légumes, mais aussi resserre les liens entre villageois.

A la régie de quartier de Forestaille, on se réinsère dans la vie professionnelle grâce au travail de la terre.

A Sars-La-Buissière, la ferme de Forestaille aide les demandeurs d’emploi par la vente de fruits et légumes, mais aussi resserre les liens entre villageois.

09 Déc
2016

Maraîchons pour la réinsertion

Des champs à perte de vue et le son du vent comme unique bruit. Perdue au milieu de la campagne, la ferme de Forestaille. La régie d’habitat rural prône la réinsertion sociale. Tous les jours, une dizaine de stagiaires travaillent ensemble pour maintenir en ordre le lieu. Potagers, vergers et espaces verts : tout ici est entretenu par ces travailleurs venus pour suivre une formation de trois à douze mois.

Forestaille a vu le jour en juin 2010 après deux ans de rénovation. Le projet est né grâce aux subsides de la Région wallonne, de la société des logements et des fonds européens de l’Interreg. Comme toute régie de quartier, elle vise à l’insertion socioprofessionnelle. Les demandeurs d’emploi y apprennent le partage, le savoir-vivre et le travail de la terre. Pour certains d’entre eux, le stage est une révélation puisqu’ils s’y découvrent une passion.

Un nouveau départ

Grégoire est stagiaire à la ferme depuis trois mois. L’initiative lui a permis de replonger dans un projet personnel et professionnel puisqu’il n’arrivait pas à trouver d’emploi dans le milieu auquel il se destinait : la mécanique. Il s’occupe à présent des légumes et profite surtout de la nature qui l’entoure. Entre découverte et apprentissage, il sort grandi de cette expérience : « Depuis que je suis ici, je mange sainement, j’ai également économisé de l’argent grâce aux légumes. J’apprends énormément et j’y ai rencontré beaucoup de gens. »

Cet apprentissage ne serait possible sans l’aide de François Deneve, formateur potager. Chaque matin, il forme des groupes de deux stagiaires et suit chacun d’entre eux tout au long de la journée. Il veille à répartir les apprentis pour créer une entraide entre les novices et les plus expérimentés.

Grégoire, 29 ans, stagiaire passionné.

 

François Deneve, formateur potager.

Une règle d’or : la motivation

Pour suivre ces formations, les stagiaires doivent remplir trois conditions : être majeur, en possession d’un CEB (Certificat d’études de base) et être demandeur d’emploi. Durant leur stage, ils bénéficient d’une assurance. Leurs frais de déplacement et de garde d’enfants sont également couverts. Ils peuvent également profiter gratuitement des fruits et légumes plantés. Le tout pour un salaire d’un euro de l’heure. Une somme symbolique puisque le but de cette formation est avant tout la réinsertion sociale. La règle d’or à Forestaille est donc la motivation. Certains sont même prêts à marcher plus d’une heure par jour pour se rendre à la ferme, pourtant difficile d’accès.

Le nouveau centre du village

Forestaille se démarque des autres régies de quartier grâce à sa localisation. En plein milieu rural, elle réveille le calme du village et crée des échanges avec les habitants. La ferme propose par exemple une vente de fruits et légumes bio de saison. Les villageois ont aussi l’opportunité de venir presser leurs fruits pour obtenir ainsi un jus frais et totalement naturel.

La régie est aussi connue pour sa fête des voisins. Celle-ci a lieu en mai et regroupe les communes de Lobbes, Thuin, Merbes et Erquelinnes. Elle rassemble, chaque année, pas moins de 300 personnes. Artisans et producteurs de la région y proposent leurs produits. Des concerts et un barbecue sont également mis en place. Une ambiance joviale donc, qui permet aux habitants de se rencontrer et de sympathiser. « J’y vais chaque année, c’est l’occasion de découvrir des commerçants locaux. J’y fais toujours des connaissances, parfois même des gens qui habitent la même rue que moi mais que je ne connaissais pas pour autant », témoigne la Sartoise Nadine Lecocq.

  • La régie de quartier de Forestaille
  • Pas le temps de trainer pour les stagiaires
  • Les jeunes pousses, prêtes à être plantées
  • La récolte du jour
  • En plus de cultiver, on peut aussi acheter
  • Les légumes vendus
  • Quoi de mieux que des légumes bio, frais et locaux ?

La régie de quartier de Forestaille sera encore appelée à évoluer puisqu’elle a le projet de créer un atelier de cuisine et de conserverie. Reste maintenant à trouver les fonds nécessaires.

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