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Nativitas. Photo : Elisabeth Evrard
21
Jan
2015

Nativitas sert des repas, tout au long de l’année, aux plus démunis. La cantine fonctionne grâce aux dons et banques alimentaires.

Les volontaires cuisinent pour plus de 100 couverts chaque jour. Photo : Elisabeth Evrard

Nativitas sert des repas, tout au long de l’année, aux plus démunis. La cantine fonctionne grâce aux dons et banques alimentaires.

21 Jan
2015

LIEUX D’ACCUEIL. Nativitas, où la générosité renaît au coeur des Marolles

C’est dans une ambiance paisible que nous sommes accueillis. Il est 11h et les bénévoles préparent le repas et servent les cafés. Dans une heure, 85 assiettes seront servies. Cette cantine pour démunis fonctionne grâce aux dons, aux banques alimentaires et à la participation de bénévoles. Ils sont une centaine à se relayer toute la semaine et toute l’année, pour servir les repas et récolter les fonds nécessaires. Nativitas compte aussi deux employées : l’assistante sociale et la responsable.

20 cents le café ou le thé, deux euros le repas complet (soupe, plat, dessert, café), c’est une véritable bouée de sauvetage pour les plus démunis du quartier et d’ailleurs. Ils viennent de tous les coins de Bruxelles pour retrouver la chaleur et le soutien de Nativitas, en plein cœur des Marolles. Pareil service est rare, voire inexistant, dans les autres communes de Bruxelles.

En dehors des repas, Nativitas propose d’autres aides. Une assistante sociale tient des permanences pour suivre les dossiers, pour le CPAS par exemple, des personnes qui le souhaitent. Un écrivain public est aussi mis à disposition. Il est en effet difficile pour certaines personnes d’écrire ou même de s’exprimer en français.

René veille au grain

René est sorti d’une année de vie dans la rue grâce à Nativitas. Après un divorce difficile, l’alcool lui a fait perdre son emploi. Il s’est rapidement retrouvé à la rue. Il s’en sortait en donnant des coups de main à droite et à gauche. Décharger un camion, aider un commerçant à ranger son magasin. Nativitas lui a tendu la main en lui proposant un hébergement chez une famille proche de l’association. René a saisi l’occasion et a  retrouvé une vie normale.

René, pilier du centre Nativitas

René, un des piliers de Nativitas. Photo : Elisabeth Evrard

Aujourd’hui, nous constatons qu’il veille au bon fonctionnement de la journée. Il veille aussi au respect des règles des lieux : pas d’alcool et une attitude calme, pour ne pas déranger les autres. Au moindre bruit inhabituel, il réagit : un volume de voix trop élevé ou encore des signes d’alcoolémie avancée. En trois heures, il se lèvera trois fois, preuve que les règles du lieu sont respectées.

 

L’hiver appelle à la solidarité

Troisième volet de notre série consacrée aux lieux d’accueil pour les personnes en difficulté à Bruxelles. Demain, nous partirons à la rencontre des veilleurs bienveillants de La Maraude, à Saint-Josse.

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