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10
Déc
2015

Il est irakien et participe aux activités de la plateforme en tant que volontaire bénévole.

Il est irakien et participe aux activités de la plateforme en tant que volontaire bénévole.

10 Déc
2015

Rencontre avec Hussein, interprète, musicien et réfugié au Hall Maximilien

Persuadé d’obtenir un jour le statut de réfugié en Belgique, Hussein ne compte pas retourner un jour à Bagdad, sa ville natale. A peine arrivé, le 18 août 2015, il participe à la mise en place du campement du « Parc Maximilien », où il a lui-même séjourné pendant quatre jours. Quatre longs jours jusqu’à son inscription à l’Office des Étrangers et son placement au centre d’accueil d’Hotton.

Si Hussein a quitté son pays, c’est parce qu’il ne s’y sentait plus en sécurité : « L’Irak est comme un gros morceau de viande dont tout le monde essaye de grappiller un bout », explique-t-il. Après avoir travaillé pour l’armée américaine, comme interprète, entre 2009 et 2010, puis pour une compagnie américaine entre avril et août de cette année, il a senti que sa vie était en danger et qu’il devait partir sans attendre. Accompagné d’un membre éloigné de sa famille et d’une connaissance, il quitte son pays. Direction : la Belgique.

« À Bruxelles, les gens sont ouverts d’esprit, pas comme dans le sud, où les gens n’y connaissent rien à propos des réfugiés », nous dit celui qui considère se retrouver au bon endroit. Tous les gens qu’il a rencontrés en Belgique se sont montrés très sympathiques envers lui : « Je dirais que 90% des gens m’apprécient en général. En quatre mois, seulement trois personnes ont été vraiment racistes envers moi».

A peine arrivé qu’Hussein se fait des amis, l’hébergeant à l’occasion pour des durées plus ou moins longues, l’accompagnant en cas de coup dur. Comme le 26 novembre, lorsqu’un compatriote irakien le blesse au pied avec un couteau. Emmené à l’hôpital, puis dans un centre où il ne se plait pas, il appelle un ami chez qui il vit depuis lors. « Entre les demandeurs d’asile, l’ambiance est plutôt sereine, mais il règne quand même une sorte d’animosité entre les différentes nationalités ». Squatter le salon ne le dérange donc pas. C’est moins dangereux que dans un centre.

Aujourd’hui Hussein attend son prochain rendez-vous au cours duquel sa demande sera examinée. Sa demande, prévue le 20 octobre, est ensuite postposée au 23 novembre, puis au 23 décembre. Pour être encore une fois déplacée ? Une fois régularisé, il espère reprendre ses études à l’université, et puis continuer la musique, sa passion.

Moins visible dans les médias, la crise migratoire reste pourtant toujours une réalité. A bord du #labdavanac, nous sommes partis à la rencontre des réfugiés. Notre objectif : découvrir leurs histoires. Pourquoi sont-ils partis de chez eux ? Comment vivent-ils leur situation actuelle ? De quoi leur avenir sera-t-il fait ?

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