26
Nov
2014

Dans le centre de Bruxelles, le collectif 1000 Bruxelles en transition a mis en place un marché 100% gratuit.

Dans le centre de Bruxelles, le collectif 1000 Bruxelles en transition a mis en place un marché 100% gratuit.

26 Nov
2014

Un marché bruxellois gratuit comme remède anti-crise

« Il n’est pas nécessaire de donner pour recevoir ». C’est l’idée fondatrice de la Gratiferia, un marché 100% gratuit, pensé et mis en place par le collectif d’initiative citoyenne 1000 Bruxelles en transition. Lancé en mai 2014, le marché s’installe un samedi par mois dans le parc du Quai à la Houille, au cœur du quartier Sainte Catherine. Le concept est simple : tout le monde est invité à venir se débarrasser de biens personnels dont il ne se sert plus et à s’approprier librement les objets proposés par les autres. Si on connaissait déjà les brocantes, les reventes de seconde main et le troc, la démarche est ici poussée à l’extrême : il n’est pas obligatoire d’amener quelque chose pour repartir les mains et les poches pleines, même s’il est vrai que le concept ne peut fonctionner sans l’engagement des donneurs. Sur un étalage de fortune posé à même le sol, on trouve principalement des vêtements et des livres, mais aussi des objets plus insolites comme une planche à repasser ou des CD gravés. L’enjeu de la Gratiferia n’est pas que matériel. Le marché sert aussi de point de rencontre pour les habitants du quartier.

Photo: Arthur Sente

la Gratiferia s’intalle un samedi par mois à Bruxelles. Photo : Arthur Sente

Objectif : se réapproprier l’espace public

Sebastien Mathieu, co-fondateur de l’initiative 1000 Bruxelles en transition, espère d’ailleurs que d’autres idées naîtront de ces rencontres entre voisins. D’autres projets collectifs sont déjà en marche à Bruxelles, ou sont sur le point d’être lancés. Dès décembre, des cycles de projections cinématographiques sur le thème de la transition écologique et citoyenne vont, par exemple, être organisés en partenariat avec l’association Bruxelles Laïque.

Au printemps, des potagers urbains et collectifs seront mis en place dans la commune de l’Alhambra. Un choix stratégique. En effet, les habitants ont peu à peu déserté ses rues car les activités de prostitution y sont devenues fréquentes.

Le projet a donc l’ambition de pousser les habitants à se réapproprier l’espace public, tout en s’engageant eux-mêmes dans une activité collective et verte. « Le but est que le collectif puisse se retirer progressivement du projet et que les habitants continuent à gérer le potager par eux-mêmes », explique Sébastien.

L’importance de rester positif

Le « mouvement de la transition », dans lequel s’inscrit le collectif, a fait son apparition au milieu des années 2000, en réaction à une société jugée trop individualiste et en quête perpétuelle de rendement. L’objectif est d’arriver à recréer une cohésion entre les citoyens au moyen de projets locaux, et de renforcer le lien entre les individus et leur environnement. « Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est qu’on réalise que les crises ne cesseront pas de nous tomber dessus. Face à ça, il faut trouver un moyen de rester positif. Et cela passe aussi par des petits gestes et des actions simples», conclut Sébastien.

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